Miroir sans tain : comment ça marche, et ses limites
Voir sans être vu repose sur un principe simple — un écart de luminosité. Comprendre ce principe, c'est comprendre quand le film fonctionne et quand il cesse de fonctionner.
Le film miroir sans tain est le plus spectaculaire du catalogue, et celui qui provoque le plus de déceptions quand son principe n'a pas été expliqué.
Le principe : un écart de lumière
Le film réfléchit une grande partie de la lumière qui le frappe. De jour, la façade est baignée de lumière et l'intérieur est plus sombre : depuis la rue, on voit son reflet ; depuis l'intérieur, on voit dehors. L'effet ne tient pas au film seul, mais à l'écart de luminosité entre les deux faces.
La limite : la nuit, tout s'inverse
Dès que l'intérieur est plus éclairé que l'extérieur — le soir, lumières allumées — l'effet s'inverse exactement. Depuis la rue, on voit à l'intérieur ; depuis l'intérieur, on voit son reflet. C'est physique, aucun film n'y échappe. Si l'intimité nocturne est un besoin, il faut prévoir un rideau, un store, ou s'orienter vers un film dépoli qui, lui, fonctionne en permanence.
Les précautions de pose
Les films miroir sont absorbants, ce qui crée des contraintes thermiques sur le vitrage. Sur double vitrage clair, on reste sous 1,20 m² par vitrage — au-delà, le risque de casse thermique n'est plus négligeable. Le MIR 500 argent est garanti 10 ans hors exposition directe au soleil ; les teintes comme le MIR 502 rouge, plus fragiles aux UV, sont garanties 5 ans.
Bien posé au bon endroit, c'est la solution la plus élégante au vis-à-vis : pas de rideau, pas de perte de lumière, et une façade qui gagne en caractère.

